Muzi pilote un vaisseau spatial pour nous faire traverser les pays, les époques, et les genres, avec son album Interblaktic. Paré au décollage !

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Un artiste touche-à-tout

Le DJ, chanteur, producteur a déjà largement conquis l’Afrique du sud, et commence à faire du bruit aux États-Unis et en Angleterre. Il produit un mélange d’électro et de house, avec des sonorités traditionnelles sud-africaines. Il chante à la fois en anglais et en zoulou car il est très attaché aux sonorités de son pays, et il veut que les gens puissent savoir tout de suite d’où il viens. En cinq ans de carrière, Muzi a créé sa propre esthétique sonore, la zulu house. Un mélange d’électro, de house ou plutôt de kwaito, qui est un type de house qui est apparu à Johannesburg. On retrouve aussi ce qu’on appelle la bubblegum pop, c’est la musique pop et funk sud-africaine des années 80. Et pour finir des chants traditionnels zoulou comme l’isicathamiya. Avec son vaisseau spatial, Muzi parcoure les pays, les époques, et les genres musicaux. L’artiste qui a commencé en faisant de la musique électro tout seul dans sa chambre, fait aujourd’hui ses propres vêtements, ses illustrations, certains clips, et fait danser toute l’Afrique du sud.

Interblaktic : noir et intergalactique

Au tout début du premier morceau de l’album, il dit : « Il semble qu’il y a beaucoup de noirs sur mars ! ». Cette passion pour l’espace lui est venu de son enfance, sa mère lui achetait des livres sur les étoiles, et il tombe vite amoureux des extraterrestres et des galaxies. Autre chose que sa mère lui a transmis, c’est sa passion pour la musique. Elle qui était chanteuse de gospel et d’opéra. Et le deuxième thème défendu par l’album c’est la culture africaine. On pourrait y voir l’idée de l’afro-futurisme, mais Muzi n’aime pas ce terme il préfère afro-nowisme. En bref, c’est pas dans le futur que l’Afrique trouvera sa gloire, c’est maintenant. Selon lui, l’afro-futurisme efface les talents africains actuels car il suppose que les africains seront talentueux dans le futur, alors qu’ils l’ont toujours été et le sont encore aujourd’hui. Voilà l’idée que défend Muzi, et pour cela, rien de mieux que de nous faire une démonstration de son talent. Entre les clubs de Berlin ou il est allé piocher des inspirations, la house de Chicago, et les Township d’Afrique du sud, ces banlieues pauvres et violentes où il a grandi. La navette spatiale de Muzi nous fait voyager au quatre coins du monde, sans bouger de chez soi. Prenez votre ticket pour l’espace, c’est gratuit, il vous suffit de lancer Interblaktic, ou d’écouter Sonar !