Qu’est-ce que la coopération entre associations ? Comment réussir ce qui va bien au-delà de la seule collaboration ? Les conseils pour construire à plusieurs associations des projets, parfois ambitieux, dans le respect de l’intégrité de chaque collectif.

La chronique de la vie associative est proposée chaque mois dans Lem par l‘Espace associatif de Quimper-Cornouaille

A la différence d’une simple collaboration dans laquelle une association pilote et d’autres apportent leur contribution ponctuelle et partielle, la coopération suppose une construction et un portage communs du projet. Il faut donc concevoir un système dans lequel les décisions sont prises collectivement et les responsabilités partagées, dans le respect des valeurs de chacune des parties prenantes.
Une première phase de coopération – en interne – c’est la création même de l’association, en particulier la rédaction des statuts.

L’emploi mutualisé, et d’autres exemples de coopérations associatives

La coopération peut se traduire par exemple par la mutualisation d’emplois (comme le Geai 29 ou les écoles de musique du pays de Quimperlé), mais aussi des partages de moyens, ou encore la création d’un lieu commun comme le Sew à Morlaix. Elle peut d’ailleurs déboucher sur la création d’une nouvelle association, tierce.
Coopérer ne s’improvise pas. Mieux vaut se faire accompagner pour se former notamment aux différentes méthodes collaboratives qui faciliteront la coopération inter-associative.

La coopération est avant tout une aventure humaine qui suppose la confiance entre les partenaires ; se connaître est un plus, sinon il faut se donner le temps. Il est important de poser clairement les attendus des uns et des autres : objectifs, territoire, valeurs défendues… un sens commun est indispensable ! La transparence est aussi nécessaire à toutes les étapes du projet. Enfin, une gouvernance véritablement partagée s’impose.

La réussite de la coopération suppose aussi une adaptation des postures : écoute et capacité à se mettre à la place des autres, logique de réciprocité et d’apprentissage, mise de côté des egos, prise en compte du collectif que représente chaque association impliquée (ses adhérents), sans oublier le plaisir de faire ensemble !