Du 15 Octobre 2021 au 15 Janvier 2022, le centre d’art contemporain Passerelle vous convie à trois expositions aux inspirations et supports divers.

Poussière & Paillette par Nicolas Rabant

« Poussière » et « Paillette » se sont les noms des deux chats disparus de Nicolas Rabant. Cette exposition dévoile l’attrait de l’artiste pour le monde animalier mais évoque aussi un certain rapport à la mort. Par cette exposition, Nicolas Rabant souhaite rendre hommage à ces chats et surtout à la beauté, dorénavant éternelle, des seiches, des calamars et du goéland qu’il a sculpté avec du cuivre et de l’étain.

Nicolas Rabant propose aussi plusieurs tableaux aux couleurs vives. Ces œuvres sont constituées de plusieurs couches successives de monochrome, jouant ainsi avec les ombres et les dégradés. Pour les réaliser, l’artiste s’est inspiré des leurres qu’il utilise lors de ces sessions de pêches. Il a d’ailleurs intitulé ces tableaux de noms de leurres existants. Sans doute pour mieux attirer et capter le regard…

The Grasshopper’s Ball par Hilary Galbreaith

Le titre The Grasshoper’s Ball vient de la fable La cigale et la fourmi de Jean de La Fontaine. Cette histoire a résonné avec le travail d’Hilary Galbreaith qui, depuis trois ans, construit une œuvre magistrale autour d’une fiction où une infection transforme les humains en insectes humanoïdes. Ce travail est un triptyque qui rassemble un premier projet édité sous forme de fanzine, un autre via une téléréalité avec des marionnettes et un dernier, Parade, sous forme de films.

Inspirée aussi par La Méthamorphoe de Kafka, l’artiste voit les insectes comme des individu.e.s pris.es dans la machine du monde d’aujourd’hui, des individu.e.s écrasé.e.s par les problématiques climatiques et les dérives politiques. Mais les insectes représentent aussi une forme d’espoir pour Hilary Galbreaith puisqu’il.elle.s réussisent à travailler et à vivre ensemble.

L’œuvre d’Hilary Galbreaith est comme un monstre aux multiples têtes tant il y a de supports différents : vidéos, costumes, marionnettes, musiques, dessins, installations, performances,…

Cœur braisé par Reda Boussela

Reda Boussela expose après plusieurs mois passés en chantier-résidence au centre d’art contemporain. Ce programme permet aux jeunes artistes de pouvoir travailler dans un atelier, d’exposer et de se créer un réseau.

L’exposition Cœur braisé regroupe des sculptures et des peintures aux formats extrêmement différents. Autour du thème de la plage et de l’adolescence, l’artiste y questionne le rapport à l’image et les tensions qui l’entourent. Les nombreuses références à l’histoire de l’art s’expliquent par la volonté de Reda Boussella de créer du lien entre la culture populaire et la culture artistique.