Julie Rieunier est, depuis 2021, entrepreneuse dans l’environnement suite à une reconversion professionnelle. Elle nous explique comment elle organise et à quoi servent ses ateliers de science participative et citoyenne, le long du littoral et des rivières du Finistère.

Avant d’être à la tête de sa propre entreprise, Julie Rieunier travaillait dans la communication et le marketing en tant que chef de projet à Paris, son travail consistait à construire des revues de presse avec des techniciens pour des clients.

Si cette partie du travail était très appréciée par Julie, le fait de travailler entre quatre murs ne lui plaisait plus et n’avait plus vraiment de sens pour elle. Elle décida donc de revenir sur sa terre natale et trouva des formations à distance en gestion et animation d’espace naturel. Son envie était de comprendre comment fonctionnent et s’organisent les structures chargées de préserver les espaces naturels. Son but, est de travailler avec ces structures pour participer à la sensibilisation pour la préservation de la biodiversité.

De l’atelier pour les scolaires jusqu’aux conférences pour les adultes, Julie propose aussi ses services pour les entreprises et pour les services techniques des communes. Ses multiples interventions avec les divers acteurs du territoire lui permettent de collecter des informations qu’elle redistribue, non seulement aux autres acteurs, mais aussi à l’ensemble de la population afin d’établir un lien, une connexion entre tous.

C’est par l’observation de nos comportements dans nos jardins et plus particulièrement des abeilles, pour lesquelles Julie se passionne, qu’elle a trouvé un sens à son travail et à sa vie.

En effet, les gestes que l’on porte sur nos espaces privés ont des répercutions sur la faune et sur la flore du territoire, il est donc important de connaître la biodiversité globale du territoire de façon à pouvoir communiquer sur ce qui est nécessaire de faire à notre petite échelle pour que l’équilibre se fasse à une échelle plus grande.

 

 

A quoi ça sert les sciences participatives ?

 

Toutes les interventions de sciences participatives sont des activités rigoureusement cadrées par des protocoles scientifiques, qui naissent de besoins ou de questionnements de gestionnaires environnementaux du territoire en faisant appel aux citoyens.

Par exemple, si la forte érosion d’un site inquiète une municipalité, elle fera appel à une structure qui organisera un protocole d’observation et de recherche permanent via des associations environnementales tel que le RIEM ( Réseau Initiatives des Eco-explorateurs de la Mer). Ces associations ( ou entreprises ) sont chargées d’établir des activités facilement praticables pour des bénévoles ou du public afin de récolter les données nécessaires à l’étude.

Ensuite, ces structures du territoires font remonter les informations aux structures scientifiques qui les analysent, établissent la suite du protocole et ainsi redémarre un cycle de récoltes de données.

 

 

Et Concrètement ?

 

Pour les déchets, qui sont absolument partout et sous tous les aspects, le meilleur moyen de les recenser est d’utiliser une application dédiée et directement connectée aux structures scientifiques. Ainsi on peut établir une cartographie quasi en temps réel des déchets observés par la population, mais aussi de connaître la typologie des déchets, la quantité, le nombre de personnes impliquées.

Les gestionnaires du territoires peuvent utiliser ces données afin de planifier et de mettre en œuvre des opérations de nettoyages.

Enfin les ateliers de ramassages permettent en même temps de sensibiliser très concrètement et de recueillir le ressenti d’un public pas forcément sensible à la question environnementale, comme ce fut le cas à Trégarvan:

Ramassage scientifique et pédagogique des déchets dans l’Aulne à Trégarvan