Fan de sport et soucieuse de déplacements à faible impact sur le climat, Camille Le Joncour s’est mise au vélo, pour aller de Brest à Essaouira au Maroc. 3000 km à pédaler en hiver, pendant 70 jours, au profit de l’association Un rêve un sourire. Elle nous raconte cette aventure.

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Le site internet de l’association Un rêve un sourire

Camille Le Joncour a 26 ans, vit dans le Sud Finistère et est une sportive accomplie (elle est même prof de sport en fait). Mais comme si cela ne suffisait pas, elle a voulu se fixer un défi dans un sport qu’elle pratiquait peu : le vélo, sans assistance électrique. Consciente que ses déplacements en van élevaient beaucoup trop son bilan carbone, elle a choisi ce mode de transport pour revoir Essaouira, port du Maroc qu’elle avait bien apprécié une première fois lors d’un trek à cheval. Pour donner sens à ce projet au delà de l’accomplissement personnel, elle a associé l’association Un rêve un sourire et fait de son voyage l’occasion d’appeler aux dons pour cette association de Brest qui réalise les rêves des enfants porteurs de maladie ou de handicap. 1500 euros ont été récoltés et le petit Lucas a pu aller à la Cité de l’espace de Toulouse avec sa maman.

Rallier Brest et Essaouira par les véloroutes européennes, soit 3000 km en pédalant, c’est faisable, mais ça ne s’improvise pas. D’autant moins que la jeune bretonne n’aime pas la chaleur et qu’elle a donc choisi de parcourir son trajet en hiver, de janvier à mars 2023. Pour se préparer au mieux, Camille a demandé conseil à d’autres aventuriers et aventurières spécialistes de vélo. Elle a pu s’équiper largement avec du matériel d’occasion et a suivi aussi des ateliers pour apprendre à réparer son vélo (elle n’a subi cependant que 2 crevaisons au cours de son voyage).

Dès le départ, Camille a apprécié le canal de Nantes à Brest et le centre Bretagne qu’elle ne connaissait pas. Ensuite, elle a longé la côte Atlantique par le plus court chemin avec le moins de dénivelé possible, en dormant parfois dehors mais aussi chez des relations ou une application mobile dédiée à l’hébergement des cyclistes itinérants…

Parfois, elle était accompagnée, notamment par son amoureux Pablo pendant 2 semaines. Ses « pauses » sont restées bien sportives (escalade). Pas une seule fois elle n’a été embêtée par les humains, mais elle a dû échapper quelquefois aux chiens marocains (en criant et en pédalant très vite).

Elle est arrivée comme prévu, juste avant le ramadan, juste à temps pour déguster le couscous de ses rêves… Mais fatiguée tout de même. Elle n’a pas eu le courage de repartir en selle dans l’autre sens et a donc pris l’avion, en regrettant tout de même que son trajet soit si peu cher et incite trop à choisir ce mode de transport rapide, facile mais polluant.

Ce qu’il restera de tout ça ? Une expérience et des compétences en plus, des films et des photos consultables sur Instagram, de bons souvenirs, des sensations fortes, une fierté du chemin parcouru et du défi relevé et l’envie de tenter d’autres aventures. Camille songe notamment à l’idée d’une transatlantique à la voile (avec d’autres) si elle trouve un sens à cette traversée.